
Le guide du gentleman pour réussir son discours de témoin
Leave your impressions, blue humour and musical numbers at the door
- Texte: Joseph Bullmore
One of the greatest honours that can be bestowed upon a gentleman is the responsibility of being a best man. It is humbling, heartening and a vote of confidence in both your social skills and personal worth.
Mais cela peut aussi être un énorme fardeau.
Once the glow of this kindest of compliments has faded, and the halcyon days leading up to the stag have climaxed in a night of fine food, finer cigars and the finest of whiskies, panic will likely begin to set in.
Ces déclarations d’amitié sincères faites sous l’emprise de l’alcool et ces vœux bredouillés sont peut-être venus facilement au bar, mais lorsqu’il faut les coucher sur le papier, il est facile de rester paralysé.
Et même si vous parvenez à venir à bout de cette tâche des plus ardues et à arracher quelques sentiments flagorneurs à un stylo à bille tout mâchouillé, vous n’avez fait que la moitié du chemin. Encore faut-il déclamer ce fichu texte.
Alors, tandis que la pression résonne à vos oreilles comme les cloches d’un beffroi, comment vous préparer au plus grand jour de leur vie ?
Ne vous laissez pas tromper par l’esprit subtil et la répartie naturelle des plus grands orateurs du monde. La seule façon de donner à un discours un ton joyeusement improvisé est de le préparer avec la plus grande rigueur.
A month or so before the wedding, begin jotting down any (appropriate) anecdotes, stories or memories you have of your best man – and then determine what material will work well at the top table.
Soutirez discrètement au marié lui-même comment il a rencontré sa future épouse, et servez-vous-en comme point de départ pour votre discours. Bien sûr, selon leur degré de dépravation, les heureux élus pourraient eux-mêmes faire capoter votre discours à ce stade. Croisons les doigts pour que ce soit une histoire « tendre » plutôt que « Tinder ».
Soyons honnêtes : même si vous avez pleinement confiance en vos talents d’écriture, mieux vaut sans doute ne pas bouleverser la structure éprouvée du discours de témoin de mariage. Ne vous lancez pas dans des réflexions postmodernes.
Trouvez une phrase d’accroche percutante pour capter l’attention du public, puis présentez-vous afin que tout le monde sache qui vous êtes. Enchaînez avec quelques plaisanteries pour vous mettre l’assistance dans la poche, puis ajoutez quelques compliments et quelques piques bien senties, le tout avec modération.
Glissez des compliments tout au long de votre discours, racontez quelques anecdotes pour expliquer pourquoi le mariage sera bénéfique au marié, puis prenez votre courage à deux mains et ouvrez votre cœur – de quoi faire couler des torrents de larmes.
Placez-vous devant le miroir, récitez votre discours sous la douche ou déclamez-le dans les embouteillages : assurez-vous simplement de savoir quels temps forts souligner, à quel moment et ce qui vient ensuite.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron, alors veillez à bien connaître votre texte. Mais ne vous préparez pas à l’excès, au risque de manquer de naturel.
À mesure que l’heure approche, la tentation sera grande de se détendre avec une coupe — ou six — de Veuve Clicquot. Une ou deux devraient toutefois suffire, car il n’y a rien de pire qu’un témoin à la chemise sortie du pantalon et au regard vitreux, bredouillant tant bien que mal un discours dont il ne se souvient qu’à moitié.
Une attention appréciée consiste à lire les messages de ceux qui n’ont pas pu être présents. Cela donnera à votre discours un ton à la fois traditionnel et sincère, tout en vous permettant de calmer votre trac en lisant directement les cartes.
Vous n’avez peut-être écrit aucune plaisanterie grivoise ni prévu de propos trop osés, mais une fois devant votre public, porté par les rires des invités, une petite voix dans votre tête pourrait tenter de vous convaincre de verser dans l’humour salace. Ne l’écoutez pas : elle cherche à saboter votre discours.
L’idée reçue des clubs de rugby selon laquelle plus l’anecdote est grivoise, plus le discours est drôle, est une croyance aussi fausse que dangereuse. Le plus souvent, vous abaisser à des sous-entendus sur la nuit de noces, à des histoires d’ex-petites amies et à des expressions comme « la corde au cou » vous donnera l’air à la fois mal préparé et peu spirituel. Les plaisanteries entre initiés tomberont tout autant à plat.
La concision est l’âme de l’esprit – et puisse-t-elle le rester longtemps. Tenez-vous-en au programme – environ sept minutes – et terminez en remerciant les parents des mariés pour cette magnifique journée. Levez votre verre, portez un toast aux mariés et regagnez votre place. Savourez ensuite une gorgée en guise de victoire, profitez des applaudissements et réjouissez-vous d’avoir été, comme votre titre le laissait présager, le meilleur.
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