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Le classement ultime des acteurs ayant incarné James Bond

Le classement ultime des acteurs ayant incarné James Bond

Six hommes ont officiellement eu le permis de tuer, mais lequel de ces acteurs, secoués mais pas remués, a le mieux porté le Walther PPK ?

Pour reprendre les mots restés célèbres – quoique quelque peu condescendants – de Q : soyez attentifs. Car lorsque nous parlons du classement ultime des acteurs ayant incarné James Bond, nous ne parlons pas des films de James Bond. Ni des intrigues de James Bond. Nous ne parlons même pas des voitures de James Bond. Nous parlons des acteurs. Déterminer lequel a le mieux incarné le super-espion d’Ian Fleming : telle est la mission. Alors inutile de vous mettre le smoking en boule si vous n’êtes pas d’accord avec nous.

Posons tous les deux nos Walther PPK et fixons quelques règles de base. Tout d’abord, nous n’allons pas nous attarder outre mesure sur le physique. Certes, Bond est traditionnellement un homme, de préférence britannique et doté d’une certaine carrure, mais Daniel Craig a montré que même les producteurs Michael G. Wilson et Barbara Broccoli ne se soucient plus vraiment de la taille de Bond. Alors pourquoi le ferions-nous ?

Deuxièmement, notre analyse approfondie se limitera au canon des 25 films officiels produits par Eon. Nous avons donc six véritables interprètes de Bond à classer. Barry Nelson et David Niven ne seront pas de la partie.

Enfin, nous n’allons pas non plus faire totalement abstraction de l’époque et du contexte. Si Bond lance une plaisanterie qui ne passerait pas auprès des RH aujourd’hui, nous considérerons probablement qu’elle est le reflet de son époque.

Compris ? Alors, suivez-nous dans le canon du pistolet…

À la sixième place, George Lazenby

George Lazenby

Lazenby, ce gros paresseux. Le robuste Australien a débarqué avec fracas dans la franchise pour le sixième film, en a fait des tonnes, puis a tiré sa révérence. Certes, Au service secret de Sa Majesté a acquis au fil des ans un certain statut de film culte et nous a présenté, bien avant l’heure, un Bond vulnérable, plus émotif, à la manière de Daniel Craig. Mais Lazenby était-il vraiment l’homme qu’il fallait pour donner vie à cette vision ? Non.

Lazenby avait peut-être le physique de l’emploi, mais il tenait davantage du bagarreur que de l’élégant espion distingué, et nous ne pourrons jamais, au grand jamais, lui pardonner ce moment où il se tourne vers la caméra et brise le quatrième mur après avoir déclaré : « Ce n’est jamais arrivé à l’autre. » Sacrilège.

George Lazenby
George Lazenby

Son meilleur film : Au service secret de Sa Majesté

Son moment emblématique : Juste avant cette impardonnable rupture du quatrième mur, en fait. Un combat à mains nues sur la plage, inspiré par l’expérience de Lazenby dans les arts martiaux, qui n’aurait rien à envier aux films de Bond modernes les plus âpres.

Sa réplique la plus élégante : Eh bien, vous savez ce que ce n’est pas, n’est-ce pas ? Nous choisirions plutôt une réplique prononcée plus tard dans le film, lorsque Bond part régler une affaire sanglante, non sans avoir auparavant lancé à ses associés : « Gardez simplement mon martini au frais. »

À la cinquième place, Timothy Dalton

Timothy Dalton

Nous aurions vraiment voulu placer Dalton plus haut dans ce classement. Vraiment. Mais quand on revoit ses films, on en ressort quelque peu déçu. Car si Lazenby était un mauvais Bond dans un bon film, Dalton, lui, était tout le contraire. Il avait la rudesse et le sang-froid de Bond, et il avait assurément le physique du rôle. Mais nous n’avons jamais pu le voir exprimer tout son potentiel, car ses deux films étaient d’une médiocrité affligeante.

Le fait qu’il ait été un second choix n’a rien arrangé : Dalton a surtout été retenu parce que la série de Pierce Brosnan, « Remington Steele », avait été renouvelée pour une saison supplémentaire. Et, malheureusement, les deux prestations de Dalton ont effectivement un petit air de lot de consolation.

Timothy Dalton
Timothy Dalton
Timothy Dalton

Son meilleur film : Des deux, ce doit être Tuer n'est pas jouer plutôt que Permis de tuer. Au moins, Dalton apporte un certain vent de fraîcheur pour sa première apparition dans le rôle du super-espion.

His defining moment: When he kills Robert Davi’s drug lord Sanchez at the end of Licence to Kill. Bloodied and bruised, Dalton sets him on fire – and we suddenly feel worlds away from the pulpy camp of Roger Moore just two films ago.

Sa réplique la plus élégante : Après qu’on lui a fait visiter sa chambre d’hôtel dans Permis de tuer, le directeur de l’hôtel demande à Bond si la suite lui convient. Bond répond : « Elle est convenable », avant d’ajouter : « Je voudrais une caisse de champagne, du Bollinger R.D. » Après tout, pourquoi pas ?

À la quatrième place, Sir Roger Moore

Sir Roger Moore

Le voici, le Bond amusant – ce qui peut sembler un peu étrange, vu les effusions de sang et la misogynie qui ont accompagné le 007 de Roger Moore. C’est l’espion de cette liste qui a occupé le rôle le plus longtemps, avec sept films sous la ceinture de sa veste de safari. Et ils ne sont pas tous bons (c’est toi qu’on regarde, Octopussy). Mais il faut reconnaître une chose à l’interprétation de Moore : elle était cohérente. Chapeau à l’Anglais : il a choisi sa façon de jouer le rôle et s’y est tenu.

Mais Moore est le genre de Bond qu’on ne préfère que lorsqu’on est jeune. Quand, enfant, on profite d’un jour férié bien au chaud devant un James Bond, c’est son visage qu’on a envie de voir. Ses innombrables bons mots atténuent la violence, son charme cabotin donne lieu à des romances presque dignes d’un dessin animé, et il parvient même à rendre crédibles certains des gadgets les plus ridicules de la saga. À moins qu’un faux téton ne compte pas comme un gadget ? Qu’importe : ce Bond s’est aussi déguisé en clown, autant dire qu’on ne peut pas le prendre trop au sérieux.

Sir Roger Moore
Sir Roger Moore

Son meilleur film : Sans aucun doute L’Espion qui m’aimait ? Le troisième Bond de Moore réunit des Russes, un repaire secret, une Lotus Esprit, Requin et « Nobody Does It Better ». Moore au sommet de son art.

Son moment emblématique : Il y en a tellement parmi lesquels choisir. S’il fallait n’en retenir qu’un ? Lorsque Bond affronte un armurier à Macao dans L’Homme au pistolet d’or. Allier son accent distingué à une véritable malveillance, tout en glissant un jeu de mots grivois ? C’est peut-être bien là que Moore atteint son apogée.

Sa réplique la plus suave: Dans la séquence d’ouverture de L’Espion qui m’aimait, Bond s’apprête à semer à ski une escouade d’agents soviétiques et quitte un chalet. Depuis le lit, une femme lui lance : « Mais James, j’ai besoin de toi ! » Imperturbable, il se retourne. « L’Angleterre aussi », susurre-t-il. Là, c’est du Moore à son apogée.

À la troisième place, Daniel Craig

Daniel Craig

Vous vous attendiez probablement à voir ce Bond plus haut dans le classement. Et, pour être honnêtes, nous aussi. Mais si vous regardez les cinq films de Daniel Craig, vous profiterez de cascades spectaculaires, d’excellentes histoires et de personnages emblématiques de la saga, sans toutefois retrouver pleinement l’essence de 007. Sam Mendes a sans doute tenté de la recréer à tout prix avec Skyfall, en faisant revenir Moneypenny, Q et la DB5. Mais si le Bond de Craig est le héros d’action le plus accompli et le plus remarquable de cette liste, il n’occupe pas pour autant la première place de notre classement.

Nous avons dépassé la question des cheveux blonds – même si cela n’a jamais été un problème pour nous –, mais l’interprétation de Craig est presque trop réaliste. Certes, son premier film était une adaptation relativement fidèle du premier roman de Fleming consacré à Bond, mais il faut à cet univers un peu plus d’évasion que ce que nous offre Craig. Vous vous souvenez de ce passage dans Skyfall où, en l’espace de 20 secondes, il saute sur le dos d’un dragon de Komodo pour s’échapper de son enclos, flirte avec Moneypenny et lance : « Mettez tout sur le rouge ! » ? Voilà le ton que nous voulons. Avec davantage de scènes de ce genre, Craig serait pour nous le Bond parfait.

Daniel Craig
Daniel Craig
Daniel Craig

Son meilleur film : Beaucoup diraient Casino Royale : un excellent opus et une remarquable façon de relancer la franchise. Pour nous, ce serait Skyfall. L’humour était au rendez-vous, les Union Jacks flottaient sur les mâts et Craig avait trouvé son rythme.

Son moment emblématique : Le geste pour remettre sa manchette en place ! Celui de Skyfall pendant la poursuite en train et le combat sur la pelleteuse !

Sa réplique la plus élégante : Dans Spectre, lorsque Bond aboie « Non. Restez ! » à un agent de sécurité. Pas vraiment élégant, certes, mais Craig ne l’est pas non plus. Cela montre qu’il incarne un Bond plus rude, plus robuste, mais qu’il n’a rien perdu de son sens de l’humour.

À la deuxième place, Sir Sean Connery

Sir Sean Connery

Lorsque nous avons dressé la liste des meilleures voitures de James Bond, il était tout simplement impossible de ne pas placer l’Aston Martin DB5 en tête. Plusieurs voitures ont peut-être fait mieux au fil de la saga, mais la levée de boucliers aurait été retentissante sur Internet. On pourrait sans doute en dire autant de notre décision de classer Connery deuxième. Mais vous savez quoi ? Peu nous importe. Nous savons que nous avons raison – et voici pourquoi. Malgré toutes ses qualités, de son physique séduisant et menaçant à sa gestuelle de panthère, Connery finissait toujours par tout gâcher avec une réplique ridicule et absurde.

Et nous savons bien que l’Écossais n’était pas scénariste. Ce n’est pas lui qui écrivait certaines de ces horreurs. Mais il n’en reste pas moins qu’il prononçait certaines répliques sur un ton si déroutant qu’elles passaient d’un humour léger à une confusion totale. Prenons Les diamants sont éternels, par exemple. Bond sort d’un conduit, en smoking impeccable, et déclare : « Je promenais simplement mon rat et il semblerait que je me sois égaré. » Pardon ?!

Sir Sean Connery
Sir Sean Connery

Son meilleur film : Nous choisirions sans hésiter Opération Tonnerre.

Son moment emblématique : Son entrée en scène. Dans une atmosphère mêlant glamour et jeux d’argent, Connery nous offre le premier « Bond. James Bond » devenu culte, tout en allumant une cigarette.

Sa réplique la plus élégante : Eh bien, ce doit être celle citée plus haut, principalement en raison de son statut emblématique.

Et à la première place, Pierce Brosnan

Pierce Brosnan

Marquons simplement une pause, le temps que les détracteurs de Brosnan fulminent un peu. Voilà, c’est bon ? Alors, poursuivons. Pour nous, l’Irlandais décroche la première place, tout simplement parce qu’il incarne le parfait équilibre entre tout ce qui fait la grandeur de Bond. Ses films mêlent le réalisme sombre de Timothy Dalton à l’exubérance kitsch de Roger Moore. Ses gadgets sont eux aussi parfois aussi ridicules que l’autogire de Connery, mais restent toujours préférables à l’absence totale de gadgets, comme au début de l’ère Craig. Et, pour couronner le tout, il a vraiment l’allure du rôle (bien sûr, comme indiqué dans l’introduction, ce n’était pas un critère déterminant, mais cela ne dessert pas non plus la candidature de Brosnan).

Sa carrure se situe à mi-chemin entre un Moore sans muscles et un Craig au physique de super-héros. Et sa façon de débiter même les pires répliques après avoir tué quelqu’un (« De nos jours, on imprime vraiment n’importe quoi », après avoir jeté un homme dans une presse à journaux, par exemple) parvient, on ne sait comment, à les rendre crédibles. Évitons simplement de trop penser à cette Aston Martin invisible.

Pierce Brosnan
Pierce Brosnan
Pierce Brosnan

Son meilleur film : GoldenEye. Réalisé par Martin Campbell, à qui l’on doit également Casino Royale, le film proposait lui aussi une vision audacieuse et sans complexe de ce personnage bien établi. Et tout reposait sur l’interprétation pleine d’assurance de Brosnan.

Son moment emblématique : N’importe laquelle de ses scènes en smoking. Brosnan était aussi le Bond le plus séduisant en tenue de soirée. À tel point que, selon la rumeur, son contrat lui interdisait de porter un smoking dans tout autre film tant qu’il incarnait 007. Sérieusement : pour vous en convaincre, regardez son étrange interprétation de la tenue de soirée dans L’Affaire Thomas Crown.

Sa réplique la plus élégante : Après que la méchante Elektra a dit à Bond qu’il aurait pu avoir le monde, il répond : « Le monde ne suffit pas. » « Sentiment stupide », réplique-t-elle, avant qu’il ne lui lance : « Devise familiale. »

Vous en voulez encore plus sur Bond ? Nous spéculons sur l’identité du prochain acteur qui incarnera le super-espion...

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