L’état d’esprit new-yorkais de Dafydd Jones
Dans son livre New York: High Life/Low Life, le photographe de soirées Dafydd Jones se souvient des jours fastes comme des heures sombres de la ville à la fin du XXe siècle
- Texte: Joseph Bullmore
- Photographie: Dafydd Jones
Dafydd Jones n’aime pas particulièrement les soirées – ce qui semble, à première vue, un aveu étrange de la part du photographe mondain le plus célèbre de son époque. « Mais c’est sans doute pour cela que j’ai pu tenir aussi longtemps ! » sourit-il. « Quand on aime un peu trop faire la fête dans ce métier, ça ne donne pas vraiment une bonne image… » Le rythme pouvait assurément être éreintant. Engagé par Tina Brown à Vanity Fair (où il travailla ensuite également sous la direction de Graydon Carter), Jones était parfois envoyé photographier plus de 20 soirées par semaine, disséminées dans les quartiers huppés de Manhattan. La ville était alors à l’apogée de ses épaulettes triomphantes – dans les années 1980 et 1990, quand la cupidité était une vertu et que Brooklyn n’existait pas.